
Fondation
Indépendante et claustrale. Après l’essaimage ayant lieu durant l’été, la reine élève seule une première génération d’ouvrières. Placez la reine fécondée dans un tube à essai muni d’une réserve d’eau. La première génération comptera en moyenne une bonne dizaine d’ouvrières. L’espèce est relativement prolifique.
Le nid
Le nid ne devra pas obligatoirement être blindé. Bien qu’elles soient capables de creuser le béton cellulaire, peu de cas de forages ont été reportés en captivité. Ce phénomène se produit principalement quand la colonie manque de place. Un nid en plâtre, béton cellulaire ou plexiglas sera adapté. Le blindage est optionnel. Le nid devra être moyennement humidifié, entre 25 et 50 % de la surface du nid humide sera optimal. Une profondeur de 5 mm sera appréciée. L’espèce créant de grandes colonies, une aire de chasse conséquente devra être prévue pour une colonie adulte. En raison de la petite taille des ouvrières ainsi que de leur grand nombre, le système d’anti-évasion devra être performant
Hivernage
Tetramorium caespitum est une espèce à la très large répartition. Elle s’adapte différemment dans les zones aux hivers plus frais par rapport aux zones au climat plus doux. Elle est décrite comme exogène – hétérodynamique. La diapause sera induite par une modification des conditions extérieures sans rapport avec l’horloge interne de l’insecte. Pour les souches françaises, il conviendra donc de proposer une diapause de trois mois en faisant progressivement baisser la température pour atteindre entre 5 et 15°C. Cette opération est classiquement réalisée en élevage de fin novembre à fin février. Dans tous les cas, la durée et l’intensité de la diapause sont à adapter en fonction du lieu de provenance de la gyne.
Nourriture
Tetramorium caespitum est une espèce omnivore et vorace. Elle apprécie tout particulièrement les substances carnées : insectes, viande non salée, etc. Les liquides sucrés et protéinés seront aussi appréciés, en prenant soin d’éviter le risque de noyade pour cette petite espèce. L’espèce consomme également des graines de manière occasionnelle. Ayant une bonne croissance démographique, un nourrissage régulier sera nécessaire.
Conditions de maintien
L’espèce apprécie une température de maintien aux alentours de 25°C. Une température comprise entre 25 et 28°C sera l’idéal. Elle tolère cependant bien des températures légèrement plus fraiches (entre 20 et 25°C), et il n’est donc pas strictement nécessaire de les chauffer pour peu que la pièce de maintien oscille dans cette gamme de température. La température influencera le temps de développement du couvain. D’environ un mois pour une ouvrière à la température idéale. La nymphose est nue. L’humidité devra être moyenne, de 25 à 50% de la surface du nid.
Généralités d’élevages
il s’agit d’une espèce facile. La fondation n’est pas particulièrement délicate, elle est peu regardante au niveau de la nourriture et tolère assez bien le stress. Dans sa catégorie, c’est une variante moins agressive et prolifique que Pheidole pallidula, et qui ne cherchera pas systématiquement à s’enfuir par tous les moyens. Même si l’espèce est de petite taille, elle est adaptée et recommandée aux débutants qui voudraient se lancer dans l’élevage de fourmis.




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